L’immobilier se moque du Brexit

5 mars 2020

« Stagnant depuis trois ans, le marché de l’immobilier reprend des couleurs au Royaume-Uni, depuis que la sortie de l’Union Européenne s’avère imminente », observe James Ross. L’Office Manager de Terrésens à Londres évoque un réel engouement des Britanniques pour les biens immobiliers européens

Après avoir plombé l’économie britannique depuis 2016, le feuilleton du Brexit touche à sa fin, même si le divorce ne saurait être prononcé que fin 2020, à l’issue d’une période de transition permettant d’établir les règles de la future relation commerciale entre le Royaume Uni et l’Union Européenne. Laquelle pourrait peser de tout son poids sur les termes de cette future relation, si l’on songe que le Royaume Uni exporte 47% de sa production vers les pays de l’Union Européenne alors que ces derniers n’absorbent que 7% des biens venus d’Outre-Manche.

Les Britanniques en auraient-ils fini avec « cette épine dans le pied qu’est le Brexit ?» James Ross, Office Manager de Terrésens à Londres, en est persuadé. « Le résultat des récentes élections législatives n’exclut pas la possibilité d’un deal entre le Royaume Uni et l’Union Européenne. En attendant, le marché de l’immobilier qui stagnait depuis trois ans, a repris des couleurs, dès que la sortie de l’Union Européenne s’est avérée imminente. On a pu observer un engouement aussi rapide que surprenant des Britanniques pour les biens immobiliers en Europe, un signe de retour à la confiance qui pourrait s’intensifier au cours des prochains mois qui précèdent un Brexit effectif à la fin de l’année 2020. »

Les financiers de la City ont beau naviguer dans le fog, les indicateurs british confirment les propos de James Ross, en repartant au vert. Ainsi le cours de la livre sterling en baisse de 20% l’été dernier, est-il passé de 1, 047€ en août à 1, 207 € en décembre, au lendemain de la victoire écrasante de Boris Johnson aux élections législatives

Les Anglais au 1er rang des investisseurs étrangers en France

Vue de Londres où converge un quart des richesses du pays, l’économie se porte même comme un charme. Il s’y ouvre davantage de commerces de luxe qu’à Paris, Singapour et Tokyo. Et pour cause…D’après l’étude annuelle du cabinet de conseil en immobilier d’entreprise Knight France, publiée dans L’Express, Londres est une valeur sûre pour 4 944 « super riches » possédant chacun plus de 20 millions de livres sterling. Leur nombre pourrait atteindre les 6000 en 2023, révèle l’étude qui donne avec la remontée de la livre sterling, une deuxième raison de voir les Britanniques rester au premier rang – devant les Italiens- des investisseurs étrangers dans l’immobilier français.

Aux deux cent mille britanniques vivant dans l’hexagone, s’ajoutent les propriétaires de deux cent mille résidences secondaires. Selon une étude de BNP Paribas, cette clientèle aisée est attirée par l’immobilier haut de gamme et dépense en moyenne 700 000 € dans l’acquisition d’un bien dans ses régions de prédilection : les stations de ski alpines, l’Ile-de-France, la Bretagne et la Dordogne où l’on considère, à juste titre, les sujets de Sa Gracieuse Majesté comme d’excellents clien

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